Actualité de l’événement
L’annonce au 31 août des tarifs 2023 en matière de fourniture d’électricité, tant aux ménages qu’aux entreprises à non seulement fait la une de la plupart des journaux, mais aussi fortement fait réagir, en ce contexte de hausse généralisée des coûts.

Imprévisibilité
Malgré la crise énergétique annoncée, il n’était pas possible de prévoir une augmentation aussi élevée des tarifs des fournisseurs d’électricité, qui atteignent parfois plus de 100% dans notre canton.

Nécessité d’une réaction ou d’une mesure immédiate
L’inflation a fait gonfler la plupart des prix dans de nombreux domaines dont celui de l’électricité. L’augmentation qui est de l’ordre de 30% à plus de 100% du prix actuel, plombe encore plus les budgets des ménages qui se retrouveront pour certain, sous l’eau, menaçant de tomber dans la précarité, à cause de la seule facture d’électricité.

Développement
Les tarifs de l’énergie étaient inéluctablement appelés à prendre l’ascenseur, en raison de la pénurie d’approvisionnement que subit l’Europe actuellement.

Cependant, lors de l’annonce du 31 août 2022 par les fournisseurs d’énergie des tarifs 2023 de l’électricité, tout le monde a été pris d’un choc, notamment en Valais, qui connaît l’une des plus fortes hausses du pays en termes de coût de l’électricité.

Exemple qui parle à tous le Valais romand : Le fournisseur Oiken, qui éclaire la plus grande partie du Valais Central, impose une hausse de 64% du prix du kilowattheure, ce qui va représenter un alourdissement sans précédant de la facture des ménages de cette région notamment.

Sans oublier bien sûr que l’ensemble du canton est touché car les plus faibles augmentations seront de l’ordre de 30% et les plus élevées jusqu’à plus de 100%.

Il n’est guère plus possible d’agir sur les prix demandés par les fournisseurs, ni même de trouver une solution à court terme pour s’assurer d’une production à des coûts abordables.

Le canton doit tout de même prendre des mesures radicales pour éviter que des ménages ne tombent dans la précarité ou que certaines entreprises voient leur existence menacée.

La problématique étant immédiate, les mesures doivent l’être également, une compensation fiscale pour les ménages, solution qui n’est pas sociale en outre, ne prendrait ses effets qu’avec la taxation de l’année suivante alors que les factures d’électricité s’accumuleront régulièrement durant l’année poussant les ménages toujours plus bas vers le seuil de pauvreté. De même qu’un « chèque » énergie n’atteindrait pas le but voulu puisqu’il pourrait-être dépensé ailleurs. La mesure doit clairement être ciblée sur ces augmentations et y pallier directement et immédiatement.

A l’image de nos voisins européens, le Conseil d’Etat doit mettre en place des solutions financière directe avec prise en charge de la totalité ou tout le moins d’une majorité de la hausse de la facture d’électricité. Cette prise en charge pourrait se faire via un mécanisme agissant directement sur la facture du distributeur d’électricité, à l’image de la redistribution de la taxe sur le CO2 sur les primes de caisse maladie. L’avantage de cette méthode est d’agir directement là où le bât blesse en compensant la hausse de la facture des ménages par un « paiement » direct de la subvention par l’état, au distributeur.

Nous ne pouvons pas simplement laisser la casse se produire et ensuite compter les morts à la fin. Ce sont de nombreuses personnes, ainsi que notre tissu économique, qui sont impactés par cette crise.

Conclusion
La présente motion demande au Conseil d’Etat ce qui suit :
– La mise en place d’une mesure compensatoire de l’augmentation des prix de l’électricité pour les ménages et les entreprises via un mécanisme similaire à la redistribution de la taxe sur le CO2, qui intervienne directement sur la facture d’électricité.
– Ce mécanisme devra assurer la prise en charge d’au moins 50% de l’augmentation de la facture d’électricité des ménages et des entreprises.

Texte déposé par Valentin Aymon, Patricia Constantin et Blaise Carron