La situation actuelle au sein des crèches valaisannes est préoccupante. En effet les conditions de travail en structure d’accueil sont à améliorer. Le syndicat chrétien a effectué en 2023 une étude auprès de plus de 200 professionnel.les de l’enfance et toutes-tous les participant-es s’entendent pour dire que les normes actuelles sont démesurées. Les salaires ont été revalorisés ces dernières années mais l’argent ne fait pas tout. Les normes en termes de nombre d’enfants par professionnel et d’enfants par m2 sont invivables sur le long terme.
De plus les services de l’État en charge de faire respecter les normes établies et d’accorder les postes subventionnés aux communes ont trop de marge de manoeuvre et peuvent accorder des postes en plus ou en moins sur des données floues. Toutes les structures ne sont pas logées à la même enseigne lors de la visite du service de l’État et nous ne savons pas sur quels critères ils se basent. Par exemple, l’année dernière le nombre d’enfants par professionnel.le en nurserie est passé de 5 à 4 ou 5. Comment les services de l’État décident-ils s’ils accordent un.e professionnel.les pour 4 ou 5 enfants ? En UAPE actuellement la norme accorde un poste pour 12 enfants, 2 pour 24. Le deuxième poste est-il accordé dès le 13e enfant ou dès le 24e ?
La révision de ces différentes normes améliorerait notablement la qualité de l’accueil extra familiale et permettrait de répondre autant aux besoins des professionnel.les en therme de qualité d’accompagnement qu’aux besoins des enfants au niveau de leur sécurité émotionnelle et physique. Ils représentent le futur de notre société et méritent de s’épanouir dans des conditions adaptées à leur développement.
Dans la situation sociétale actuelle, les communes ont tout intérêt également à avoir un service d’accueil extra-familial de qualité et avec des places suffisantes car il représente un des premiers critères sur lequel se base les familles avant de s’établir dans une commune.
Conclusion
Nous demandons au conseil d’État de réévaluer les directives cantonales de l’accueil extra-familial de jour :
– De les rendre plus claires, avec moins de marge de manoeuvre pour les services de l’État au moment de l’accord du nombre de poste subventionnés.
– Revoir à la hausse le nombre de m2 par enfant.
Texte déposé par Laura Décaillet et Valentin Aymon, PS