Lors des dernières élections communales, de nombreuses communes ont peiné à trouver des candidats motivés et rien que dans le Valais romand, 12’000 habitants n’ont pas pu voter pour leurs représentants. À Collonges aussi, lorsqu’un citoyen fut élu contre son gré, le canton n’a trouvé aucune solution depuis près d’un an. Ce moment est révélateur d’un problème plus large de démotivation des citoyens à s’impliquer et des élus à continuer leur engagement menant aussi à un manque de représentativité.

De nombreux facteurs peuvent expliquer cette situation comme la complexité toujours croissante des tâches notamment dans les plus petites communes, la conciliation difficile entre vie privée et professionnelle, une compensation financière insuffisante ou encore un délitement du tissu social.

Nous souhaitons que le Canton expose les mesures qu’il compte mettre en oeuvre pour sauver notre système politique communal de milice.

Conclusion
Par conséquent, il est demandé au Conseil d’Etat de répondre aux questions suivantes :
-Est-ce que cette problématique interpelle le Canton et le cas échéant quelles réformes compte-il proposer en conséquence ?
-Si le Gouvernement compte créer une formation générale et gratuite à destination des nouveaux élus, en collaboration avec la fédération des communes valaisannes (FCV) ?
-La création d’un statut officiel de politicien milicien a-t-il été envisagé (obligation pour l’employeur de libérer leur travailleur, certificat de travail) ? Le cas contraire, qu’en pense le Gouvernement ?
-L’administration cantonale à travers son Service des affaires communales, pourrait-il prendre en charge certaines des tâches purement administratives, notamment par l’instauration d’un service de conseils juridiques ? Une réforme du Service pour simplifier les procédures et les recherches dans le but d’éviter les errances administratives des élus communaux est-il envisageable (Guichet unique pour les communes) ?
-Le canton compte-t-il promulguer une grille salariale des élus ou proposer une indemnisation minimale ?

Texte déposé par Julien Bagnoud, Les Vert.e.s, Stéphanie Revaz Martignoni, Le Centre et Valentin Aymon, PS