Actualité de l’événement
Le courrier de la section finance communale du département de la sécurité des institutions et des sports, indiquant que cette subvention ne serait plus octroyée a été envoyé en date du 4 septembre auprès des communes valaisanne. Il ne pouvait faire l’objet d’une réaction durant la session de septembre au vu du délai du mardi 5 septembre à 10h00 pour le dépôt des urgences.

Imprévisibilité
Il n’était pas possible de prévoir que dès le 1er janvier 2024, le canton du Valais cesserait de subventionner les salaires des personnes en formation dans le domaine de la petite enfance.

Nécessité d’une réaction ou d’une mesure immédiate
Depuis de nombreuses années le canton s’engage pour la formation professionnelle et pour la formation en général du personnel du domaine de la petite enfance. Les budgets pour l’année 2024 des différentes structures d’accueil de la petite enfance ont été établis en intégrant les subventions cantonales étant donné que l’information de la suppression de ces dernières n’a pas été communiquée avant la réalisation des budgets.

Développement
Il est entendu que la formation revêt un caractère important dans l’ensemble des secteurs d’activités. Cette importance est encore accrue lorsque l’on parle de secteur qui sont en relation avec des personnes potentiellement vulnérables comme la santé ou l’éducation.

Dans le cas présent, le domaine de la petite enfance, il est évident que les parents qui ont besoin du service des structures d’accueil souhaitent se reposer sur des professionnels qui sauront assurer un accueil quotidien de qualité à travers des activités qui soutiennent le développement global de leur enfant dans un cadre sécurisant.
L’enfant doit être placé au centre d’où l’importance d’avoir du personnel formé pour l’accompagner dans ses apprentissages lui permettant d’acquérir de l’autonomie primordiale pour son futur.

L’argumentation fournie aux communes au point 545 qui dit : « En effet, vu la grande disparité prévalant dans la rémunération de ces fonctions (chaque institut de formation ayant ses propres règles) et l’impossibilité d’élaborer une grille sur le plan cantonal, le département renoncera dès cette date au financement de ces postes » nous a surpris pour ne pas dire choqués.
Avec cette décision unilatérale du Canton du Valais de mettre fin au subventionnement pour les apprentis et les stagiaires de la petite enfance, un signal fort, mais hélas mauvais, est adressé aux structures d’accueil de la petite enfance. Ce signal est : Le Canton ne souhaite plus soutenir la formation dans le domaine. Charge aux structures de se débrouiller.

La reconnaissance de ces formations est également en jeu. En prenant ces décisions aujourd’hui, ce message, est entendu par les professionnels comme un désaveux.

Il existe trois filières de formation dans le domaine de la petite enfance, CFC, ES et HES. Le salaire des apprentis relève de la politique de la structure d’accueil, mais peut facilement être intégré dans la grille cantonale utilisée pour le subventionnement des salaires. L’Ecole supérieure et la Haute école supérieure sont des établissements avec lesquels le canton et régulièrement en contact, aussi une discussion avec eux doit être possible pour fixer un revenu pour les stagiaires.

Enfin, il n’est pas de trop de rappeler que malgré leur statut de personnel en formation, les apprentis et les stagiaires effectue un travail aussi indispensable que le personnel titulaire des structures d’accueil. Leurs bras ne sont jamais de trop lorsqu’il s’agit de prendre soin d’un nourrisson ou d’un enfant qui leur est confié et participe également au bon fonctionnement de l’ensemble de la structure.

Conclusion
– Le Conseil d’état est invité à rétablir le versement de la subvention sur les salaires des apprentis et des stagiaires dans le domaine de la petite enfance ;
– Le Conseil d’Etat est invité à prendre contact avec les partenaires sociaux et les institutions de formation pour édicter une fourchette salariale, de la même manière que pour le personnel de la petite enfance, afin de faciliter ce qu’il décrit comme une situation complexe.

Texte déposé par Géraldine Arlettaz-Monnet, PLR/FDP, Valentin Aymon, PS/GC, Aron Pfammatter, Die Mitte Oberwallis et Fabienne Moret-Roth, Le Centre